L'architecture est à la fois le métier et l'art de concevoir et réaliser des édifices, des villes, des villages mais aussi d'aménager l'espace avec les architectes paysagistes ou des navires avec les architectes navals. L'urbanisme est quant à lui un champ disciplinaire et professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Il a pour vocation d'organiser le cadre de vie dans un souci de respect de l'environnement des villes et du milieu rural qu'il cherche à aménager et à organiser pour obtenir un meilleur fonctionnement et améliorer les rapports sociaux. Au Canada, pour pratiquer et porter le titre d'architecte, l'on doit être reconnu par un Ordre provincial. Pour ce faire, on doit aujourd'hui être détenteur d'une maîtrise en architecture (M.Arch) dispensée par une école d'architecture reconnue et généralement obtenue en 6 à 8 ans. De plus, pour obtenir le droit de pratique, une période de stage auprès d'architectes enregistrés doit être complétée et des examens supplémentaires administrés par les ordres provinciaux doivent être réussis. Le titre d'architecte et le champ de compétence sont définis et protégés au niveau provincial. Chaque province dispose de sa propre législation visant à encadrer la profession d'architecte. ------------ Les architectes des bâtiments de France ont dans leurs missions de service public, l'entretien et la conservation des monuments protégés ou non, ainsi qu'un rôle général de conseil gratuit et indépendant sur les autres édifices du patrimoine. Ils aident au montage des dossiers financiers et techniques de restauration et s'assurent de la bonne réalisation des travaux selon les règles de l'art. Par ailleurs, les architectes des bâtiments de France veillent à la bonne insertion des constructions neuves et des transformations aux abords des monuments protégés et sont présents dans chaque département au sein des Services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP). En 1306, avec la permission du roi Edouard Ier d'Angleterre, le cardinal de la Mothe, neveu du pape Clément V, bâtit une deuxième forteresse à Roquetaillade : le Château "Neuf" de Roquetaillade, de plan carré avec six tours et un donjon central. Cette construction révolutionnaire pour l'époque alliait l'art militaire, le besoin de se défendre ainsi que la recherche du confort. Le château de Roquetaillade, ainsi que les autres châteaux Clémentins, sont les premiers exemples de palais châteaux-forts en France. * Guerre de Cent Ans Cette longue guerre épargna totalement le château de Roquetaillade. En effet même si les Gascons étaient pro-Anglais, à cause du commerce du vin, ils ne manquaient pas l'occasion de changer leur veste quand ils sentaient le vent tourner. Cela étant dit, les seigneurs de Roquetaillade étaient à cette époque plutôt des ecclésiastiques, donc au-dessus de la mêlée des "simples mortels". * Guerres de religions Dans le Sud Gironde, il n'y eut que peu d'exactions entre les diverses parties. Seul Villandraut fut attaqué par les Protestants, mais n'était-ce pas le symbole de la Papauté ? * La Révolution française À la révolution, les troupes de Bordeaux vinrent à Roquetaillade pour le démolir. Le marquis de Lansac les accueillit sur place, doubla leur solde et les invita à la cave du château pour goûter son vin. Ils le trouvèrent tellement bon que les travaux furent abandonnés. Même si Roquetaillade passa à travers l'histoire, le bâtiment au début du XIXe siècle était dans un mauvais état. Classé Monument historique par Prosper Mérimée en 1840, le château de Roquetaillade est l'un des premiers bâtiments médiévaux à bénéficier d'une protection dans le Sud-Ouest. C'est vers 1850 que les Mauvezin ont décidé de remettre en état le bâtiment. Ils firent appel à Viollet-le-Duc. Ce dernier, aidé par l'un de ses élèves, Duthoit, passa près de 20 ans sur la restauration du château, mais aussi et surtout sur la décoration d'intérieur et sur le mobilier. Le décor de Roquetaillade que l'on voit aujourd'hui est unique en France. Le parc de Roquetaillade comprend les vestiges de l'enceinte médiévale avec la barbacane, le ruisseau du Pesquey et ses berges, le chalet XIXe et le pigeonnier du Crampet, qui fait partie de l'Ecomusée de la Bazadaise.
L'Ordre des architectes a été créé d'après un projet de Jean Zay, ministre de l'Instruction publique dont dépendait alors la direction des Beaux-Arts (qui est devenue le ministère de la Culture). Ce projet est devenu effectif par une loi, promulguée en 1940 par le Régime de Vichy et réactualisée en 1977, qui définit l'architecture relativement à l'intérêt public comme une activité à vocation d'abord artistique, puis culturelle. Son principe est de séparer l'activité économique de la construction (les entrepreneurs et les fabricants de matériaux) de l'activité libérale de conception et de vérification afin que l'architecte puisse intervenir de façon neutre pour arbitrer entre les intérêts des entrepreneurs, des propriétaires et du public, tout en faisant valoir les dimensions artistiques et culturelles de sa mission. Pour cela, la rémunération de l'architecte, qui faisait l'objet d'un barême officiel est rendue indépendante des objectifs financiers des entrepreneurs, des fabricants et des promoteurs, et il lui est par conséquent interdit d'exercer en même temps les activités d'entrepreneur, de marchand de matérieux, de promoteur ou d'agent immobilier, ou de recevoir des commissions ou des ristournes de ceux-ci. Il peut ainsi, d'une part bien choisir les entreprises et les matériaux lors des appels d'offre, ensuite les contrôler en toute objectivité, d'autre part imposer au maître de l'ouvrage des choix techniques et artistiques qui ne servent pas directement ses intérêts mais l'intérêt du public tel qu'il est défini par les différents ministères concernés (santé, finances, affaires sociales, monuments historiques, consommation, sécurité).